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Un Gauche en recomposition ou en décomposition ?

Publié le par Citoyen

La Gauche est en crise.

Ce n'est pas nouveau, cela devient même presque une habitude.

Le Parti Socialiste est très divers dans ses composantes.

C'est tout l'enjeu des motions, des alliances en son sein, des positionnements de ses différents leaders et c'est également souvent la cause de sa paralysie.

Or, à y regarder de plus près, il semble de moins en moins divers et de plus en plus monolithique. Au dernier congrès de Poitiers seules 4 motions étaient en lice, la motion sociale-démocrate soutenant le Gouvernement rassemblait 60% alors que la motion B celle des frondeurs rassemblait moins de 30%.

On note donc que les socialistes "déçus" par la politique menée ont quitté le navire alors que nombreux sont ceux qui, bien qu'adhérents, se désintéressent de ces affaires comme le prouve les 54% de votants !

Un navire PS qui est donc bien globalement favorable à la politique menée sous l'impulsion de Manuel Valls et qui ne semble plus vraiment être une machine à idées soutenue par une ou plusieurs idéologies mais bien un navire sans capitaine qui vogue au fil des vents dominants.

Du côté d'Europe Ecologie - Les Verts les choses ne vont pas mieux. Ce serait même plutôt pire.

De Rugy, Placé, Mamère, plusieurs "poids lourds" ont quitté EELV et la scission entre "rouges" (Mamère) et "modernes" (De Rugy, Placé) partisans d'une alliance renforcée avec le PS et Valls fait rage au sein du parti en vue des régionales de décembre.

S'il ne fait aucun doute que De Rugy et Placé agissent par simple opportunisme carriériste, la vraie question qui se pose est celle du positionnement d'un parti écologiste qui n'a jamais véritablement pris son envol et qui en préemptant l'écologie la décrédibilise souvent.

Le Parti Radical de Gauche (PRG) a lui fort à faire pour se faire entendre en dépit du poids de son Président, Jean-Michel Baylet, influent patron d'un grand groupe de presse (La Dépèche, Midi Libre), et de la présence en son sein de 3 Ministres.

Le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) est quant à lui mal en point avec le départ de son fondateur, Jean-Pierre Chevènement, qui vient de relancer son club de réflexion, République Moderne, avec l'objectif avoué (et ambitieux) d'unir les "républicains des deux rives".

Le Front de Gauche est lui englué dans ses (prévisibles) contradictions, entre un PCF toujours en perte de vitesse et un Mélenchon toujours aussi imbu de lui-même et qui se voit encore en Syriza ou Podemos français malgré des résultats électoraux faiblards.

Il est acquis que la crise économique et identitaire profite au FN et non à Méluche.

Quel peut-être l'avenir de cette Gauche en recomposition ?

On ne sait guère, mais ce n'est pas l'optimisme qui prédomine.

On peut penser que Manuel Valls, ambitieux et fin tacticien, va soutenir François Hollande en 2017 pour le combat de trop afin de prendre ensuite le contrôle du parti et de le renommer (les Démocrates ? Les progressistes ?).

La question sera donc de savoir quelle sera alors la recomposition (ou décomposition) de la Gauche après 2017.

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