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1914 - 2014 : L'Europe sortie de l'Histoire ?

Publié le par Citoyen

Telle est la question posée par Jean-Pierre Chevènement dans son dernier livre

 

 

http://www.chevenement.fr/docs/img/couverture_livre2013.png


 

Le centennaire de la Première Guerre Mondiale va être l'occasion d'une commémoration plus que jamais nécessaire mais dont il est à craindre qu'elle reste superficielle. L'amitié franco-allemande actuelle ne doit pas empêcher de regarder le passé avec rigueur. L'Allemagne d'hier n'est pas celle d'aujourd'hui et le peuple allemand n'est en rien assimilable aux dérives de ses élites, pas plus que la France n'est réductible au régime de Vichy.

 

Le "Che" a donc souhaité prendre les devants en faisant oeuvre d'historien et en exposant son point de vue sur les évènements, leur signification et leur portée.

 

 

 

Ceci étant dit, quel est donc le propos de Jean-Pierre Chevènement avec ce nouveau livre ?

 

 

Chevenement 2011 SénatL'objectif est double. Vivifier l'amitié franco-allemande car l'amitié n'exclut pas la juste compréhension du passé. A travers ce livre, Jean-Pierre Chevènement livre également sa vision de l'Europe. Il n'y est pas hostile, proposant même de l'agrandir à la Russie et en passant par la Méditeeranée.

Surtout, il réaffirme son attachement aux nations qui ne sont pas un frein à l'Europe, à la coopération ou au codéveloppement.


 

Ainsi que le disait naguère Jean Jaurès :

"Un peu d'internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup y ramène".

 

En effet, le fait d'aimer sincèrement son pays, son histoire, grande ou petite, avec ses gloires et ses heures sombres, n'est en rien un obstacle à l'amour de l'autre et la juste coopération avec d'autres Etats. 

Si l'on aime l'autre, c'est en raison de ses qualités, de ses caractéristiques propres qui forgent son identité. Le salut n'est pas dans l'uniformisation standardisée.

 

Rien ne serait pire que de vouloir gommer l'Histoire et ce qui nous distingue en faisant notre richesse au nom de ce qui nous unit déjà.

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