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Quel horizon ? Quel avenir ?

Publié le par Citoyen

L'heure est grave.

C'est du moins ce que nous font comprendre les médias à grand renfort de manchettes alarmistes.

Certes, la situation économique, le terrorisme et la guerre en Syrie, ou au Mali, font craindre le pire et n'engagent pas à l'optimisme.

 

Quel peut donc être l'horizon de l'humanité en cette période ?

Est-il raisonnable de tirer des plans sur la comète, d'envisager le futur lorsque le présent, déjà, ne correspond pas à nos attentes et n'incite guère à l'optimisme ?

 

 

 

A cela, nous répondons : oui.

Il n'est pas souhaitable de sacrifier ses ambitions de progrès sur l'autel de la conjoncture. Même en période difficile, il est toujours possible de faire mieux ou différemment.

On ne saurait se contenter de peu, de ne naviguer qu'à courte vue, même dans la tempête.

Ainsi que le disait Danton, et même si cela ne lui porta pas chance à titre personnel, il nous faut "de l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace".

 

 

 

Aussi, l'horizon de l'humanité ne saurait être réduit à des éléments purement comptables. La politique ne doit pas se contenter de gérer la crise, elle doit également donner une impulsion, une vision.

La recherche, l'innovation, la conquête de l'espace, une politique culturelle ambitieuse peuvent être cet horizon, qui peut, certes, sembler lointain ou éloigné de nos préoccupations mais qui permet deux choses essentielles en temps de crise :

  • préparer l'avenir et développer des projets pouvant favoriser la sortie de crise,
  • donner un cap, un horizon, un rêve, ce qui en période de crise a forcément un effet bénéfique.

Ne restons pas figés dans une politique d'austérité stérile. Ainsi que l'exprimait Jean Jaurès : "Les progrès de l'humanité se mesurent aux concessions que la folie des sages fait à la sagesse des fous". 

 

 

 

Jacques Cheminade affirmait dernièrement dans "Le nouvel économiste" que "Aujourd’hui, la société égocentrée se détruit elle-même".

En effet, lorsque le serpent se regarde trop lui-même, il finit par se mordre la queue. Et j'ajouterai que l'argent fait de même : lorsqu'il se fait miroir de lui-même en n'allant qu'à lui même, il se détruit et attire avec lui la société et l'individu.

L'économie ne doit plus se substituer aux décisions politiques et doit être réorientée vers l'Homme.

 

L'horizon de l'humanité ne saurait se réduire à des données comptables.

 

 

 

Remerciements à Maëlle Mercier

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